Samedi 10 janvier / TF1

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Grands reportages
Ils mènent une double vie
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Sur une idée originale de : la Direction de l'Information et Mathilde Pasinetti

Plus de 2,5 millions de français ont au moins deux emplois. Un chiffre en constante augmentation. Souvent par nécessité mais aussi parfois par choix, pour assouvir une passion. Mais mener une double vie professionnelle, c'est jongler entre deux mondes, deux rythmes, parfois aux antipodes. Une vie à un rythme trépidant où ambition, vie familiale et quête de sens s'entremêlent. Et vous allez le voir, certains français n'hésitent pas à faire le grand écart.
Le quotidien de Mickael, 42 ans, est fait de contrastes : chaudronnier la semaine, il devient vendeur de lingerie et autres produits féminins les week-ends. Grâce à cette seconde activité, il augmente ses revenus de près de 30%. " Avoir un double métier ça apporte du plus et du moins : on est moins avec notre famille, mais sans la double activité, entre le crédit maison et les factures qui augmentent sans cesse, ça aurait été beaucoup plus compliqué de se faire plaisir ". Pour souffler un peu, il rêve d'emmener sa femme et ses filles au Portugal cet été. Un voyage qu'il va tenter de financer en multipliant les ventes auprès de ses clientes.
A 50 ans, Sophie partage, elle, son quotidien entre la vie et la mort, la joie et le deuil. Employée dans une entreprise de pompes funèbres dans la Sarthe, Sophie est également coordinatrice de mariages ! Deux métiers pas si opposés l'un de l'autre selon elle... " Qu'on soit dans le funéraire ou dans le mariage on a qu'une chance, on ne la refait pas cette cérémonie ". Face à une concurrence de plus en plus rude dans le secteur du mariage, Sophie a décidé cette année de se spécialiser comme officiante de cérémonie. Un moyen pour elle de se démarquer... et de prolonger sa double carrière aussi longtemps que possible.
Aurélie vit, elle aussi, entre deux mondes que tout oppose. Le jour, elle est cheffe d'escale maritime au port de Dieppe. Le soir, elle devient " Lily ", femme fatale du cabaret La Sirène à Barbe. À 47 ans, Aurélie s'apprête à relever un nouveau défi sur scène : participer à un spectacle 100 % live. " Comme je suis très souvent en extérieur avec mon autre boulot (...), avec le vent, ma gorge est très sollicitée ! J'ai peur de ne pas en être capable... ". Habituée au playback, elle va devoir apprendre à chanter et réussir à concilier ses répétitions avec son travail au port.
Dans son entourage, Lise, est considérée comme un ovni à cause de sa double vie ô combien prenante ! A 45 ans, cette boulonnaise est infirmière libérale. En parallèle, elle a lancé sa marque de vêtements autour du thème de la Côte d'Opale, sa région de cœur. Cette double casquette ne lui laisse aucun répit. " Je suis toujours sur les deux fronts. Quand je suis sur la tournée infirmière il faut parfois gérer des problèmes ou des commandes, et puis, quand je suis au magasin, je reçois des appels de patients ". Un rythme difficile à tenir qui va la pousser à tout faire pour raccrocher sa blouse blanche afin de vivre uniquement de sa marque.

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14:50
Grands reportages
Friches, usines, travaux : le bon plan
Info

Produit par : Durite Productions et la Direction de l'Information
Sur une idée originale de : Mathilde Pasinetti
Présenté par Anne-Claire Coudray
Images : Dejean de la Bâtie Marine, Nathalie Verdier, Florent Hayet, Jacques Olivier Benesse, Van Nerdeveld Thomas, Bernard Guillaume, Nicolas Cadart et François Chevré
Montage : Virginie Bernard et Caroline Darroquy

La désindustrialisation progressive de nos villes a creusé d'étranges cicatrices : entrepôts, usines, manufactures, friches. Ces vestiges laissent entrevoir l'histoire d'un passé industriel révolu. Il y aurait près de 4000 friches industrielles en France, couvrant plus de 100.000 hectares. Empreints d'une petite ou d'une grande histoire, ces sites délaissés constituent des trésors pour ceux qui les convoitent...
Pendant deux ans, nous avons suivi des Français prêts à réhabiliter ces bâtiments vieillissants : malgré l'ampleur du chantier, ils ont décidé de donner une seconde vie à ce patrimoine.

Dans le Lot, Gery et sa femme Kristina se lancent dans un projet fou : quitter Bordeaux pour vivre avec leurs 3 enfants, dans une ancienne usine de textile de 1500 m2. " On regardait les biens atypiques toujours en se disant qu'on ne pourrait pas se le permettre mais ça nous faisait rêver, moi j'aime bien les châteaux, et un jour on est tombés sur la manufacture, on s'est dit qu'un château c'était nul à côté ". Depuis 1934, la famille Vauzou y confectionnait du tissu, et des vêtements de travail. Mais frappée de plein fouet par la crise du textile, la production s'arrêta brutalement en 1987. Cette année, Géry et Kristina souhaitent réhabiliter l'usine, y habiter et relancer la production de textile avec une première collection de linge de maison. Un défi de taille pour ce créateur de jeux vidéo et cette ingénieure de formation qui ne connaissent rien aux travaux de rénovation.
Dans le Nord, Grégoire, lui, souhaite rendre hommage à son père mécanicien. Il vient de racheter son garage, un bâtiment de 220 m2, laissé à l'abandon depuis 30 ans. " Casser et reconstruire quelque chose à nous, c'est juste magnifique " Avec sa compagne Hélène, ils investissent toutes leurs économies dans ce projet de rénovation, pour créer un restaurant flambant neuf. Ils ont décidé de réaliser les travaux eux-mêmes. Mais redonner une âme à cet ancien bâtiment industriel va s'avérer plus difficile que prévu...

Pour Frédéric, pompier professionnel, la transformation d'usines est une passion et même un deuxième métier ! Près de Liège en Belgique, ce bricoleur de l'extrême s'attaque à un nouveau chantier, situé à plus 17 mètres de hauteur. " A 17 mètres de haut, ça complique tout, il faut tout monter ici au-dessus. Dès que tu oublies un truc, il faut redescendre 80 marches pour aller rechercher ce que tu as oublié. " Avec sa femme Aléna, ils vont transformer ce château d'eau des années 1930, en un logement insolite et luxueux. Mais malgré son expérience dans le bâtiment, Fréderic n'est pas au bout de ses peines, la météo va contrarier ses plans et retarder son chantier exceptionnel.
A Toulouse, nous suivrons deux amis, Pierre-Olivier et Aurélien qui s'attaquent à un projet beaucoup plus conséquent. La réhabilitation d'une ancienne fabrique de munitions de 2000 m2. Un projet titanesque d'un million deux cent mille euros.
" Ici dans un an faut s'imaginer une salle d'escalade des enfants qui courent partout, et voilà ce sera un nouveau bouillonnement dans ce lieu après 100 ans d'activité industrielle. " En effet, la fabrique de cartouches de Toulouse était le deuxième plus grand site de production de munitions en France. Entre les deux guerres mondiales, 15 000 salariés produisaient plus de 30 millions de cartouches. Jusqu'à sa fermeture en 1996. Les deux amis vont tout faire pour boucler le financement bancaire à temps et ouvrir leur salle d'escalade aux grimpeurs.

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