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Précédente diffusion : 25/02/2023 à 21:10 sur TF1

Une édition pleine d’énergie

The Voice - Présentation de la saison
Publié par Binoist Aurélie le 07/02/2023

Talents exceptionnels, nouveaux coachs et mécanique de jeu inédite… Cette édition de «The Voice» s’annonce sous les meilleurs auspices. Si Amel Bent, Vianney et Zazie - après son absence l’année dernière - reprennent du service, ils seront accompagnés par deux nouveaux venus : Bigflo et Oli qui, pour la première fois en France, prendront place dans un double fauteuil, avec un seul et même vote.

«J’ai la chance de piloter de plus ou moins loin une soixantaine d’émissions différentes mais The Voice occupe une place particulière, confie Rémi Faure, directeur des programmes de flux du groupe TF1. Chaque année, lorsque j’assiste aux derniers castings avant les enregistrements, c’est toujours un moment très fort et plein de magie. The Voice est le plus gros programme de plateau récurrent à la télévision en France, une véritable institution. C’est là que s’écrit la variété française d’aujourd’hui et de demain. J’en ai eu une belle illustration pendant le concert des Enfoirés, qui rassemble le meilleur de la chanson française : sur la quarantaine d’artistes présents, plus de la moitié sont passés dans l’émission. Et puis The Voice donne un peu le pouls de la société française. L’année dernière était marquée par le Covid, le début de la guerre en Ukraine... On était dans une saison puissante et chargée en émotion mais avec une atmosphère assez étrange, sans public. Cette année, l’émotion est toujours présente mais c’est une édition très dynamique, avec une énergie folle». D’ailleurs pour Nikos Aliagas, animateur indissociable du programme : « L’enthousiasme est intact après 12 années ! On n’a pas vu le temps passer parce que même si le processus est identique chaque fois, on se demande toujours si on est dans la bonne formule. Cette saison s’annonce passionnante à plus d’un titre !»

«Une nouvelle famille de coachs»
Parmi les nouveautés de cette saison, la présence pour la première fois de deux coachs dans un même fauteuil, ou plutôt de deux fauteuils avec un buzzer commun. «Si cette émission reste si magique année après année, c’est parce qu’elle est à la fois identique et différente, analyse Matthieu Grelier, directeur des programmes d’ITV studios France. On ne peut jamais prévoir l’effet produit par l’arrivée d’un nouveau coach, mais dès le 2e jour des auditions à l’aveugle, nous nous sommes dit que le pari était gagné. Bigflo et Oli connaissaient bien Vianney mais pas vraiment les autres. Rapidement, on a vu Oli prendre Zazie à l’écart pour parler musique ; Amel se rapprocher de Flo ; Vianney faire le trublion et relier l’ensemble… et cette alchimie continue de se développer au fil des tournages. C’est la première fois qu’on a un duo de coachs. Les voir fonctionner ensemble, à la fois dans leur complicité artistique et familiale, mais aussi dans leurs différences, est passionnant. Oli appréhende le parcours des talents de façon très exacte ; Flo cache sa sensibilité derrière son humour, ce qui en fait à mon avis le coach le plus drôle qu’on ait jamais eu ! Il lance punchline sur punchline et certaines phrases devraient faire date !» Du côté des principaux intéressés, l’idée d’intégrer cette aventure s’est imposée assez naturellement. «Je regardais beaucoup l’émission en famille quand j’étais plus jeune, raconte Oli. Tout le monde connaît The Voice. C’est dur de refuser une telle proposition. Pour le prestige évidemment, mais aussi pour voir d’autres horizons, écouter plein de musique, rencontrer des artistes, échanger et apprendre». Bigflo complète : «Devenir coachs trottait dans notre tête depuis un petit moment, surtout depuis que Soprano l’avait fait. Nous étions en contact avec la production mais on pensait que ce serait compliqué car nous étions deux. Et nous nous trouvions un peu jeunes. Mais cette année était la bonne ! Et nous conservions de super souvenirs de notre expérience sur The Voice en Belgique. Nous avons gardé beaucoup de contacts avec les anciens talents et aussi créé de vraies amitiés, notamment avec Mosimann. Tyana, rencontrée dans l’émission, va d’ailleurs faire la première partie de nos deux prochaines dates». De beaux souvenirs partagés par son frère : «Avec le recul, on se dit que les Belges étaient «ouf» de nous avoir accordé cette confiance en 2016, après seulement un album. On est arrivés sur The Voice France avec ce bagage en connaissant un peu le fonctionnement. Cette expérience nous a vraiment aidés». Sur d’éventuelles difficultés à s’accorder dans leurs choix, les deux frères répondent à l’unisson. «Je suis le grand frère donc j’ai la priorité ! plaisante Bigflo. En réalité, j’ai buzzé une ou deux fois sans lui demander mais la majeure partie du temps, nous avons la même sensibilité. Dès les premières notes, on est d’accord». L’arrivée de ce nouveau duo fait en tout cas l’unanimité du côté des autres coachs, à l’image de Zazie, revenue dans l’émission après un an d’absence : «On rigole bien ! Ça chambre un peu, mais toujours avec beaucoup de bienveillance. Il y a forcément des petits décalages de génération qui sont assez drôles. Par exemple, lorsqu’ils évoquent Twich, je crois qu’ils me parlent d’un twist ! Il leur est aussi arrivé de découvrir une chanson et de dire qu’elle était très bien écrite… avant d’apprendre qu’il s’agissait d’un de mes textes ! » «J’ai vraiment tissé de belles amitiés dans l’émission» confie Vianney. «J’ai le sentiment que chaque année est différente. Florent Pagny me le disait tout le temps et j’en doutais. En réalité, grâce aux talents, l’émission est renouvelée chaque année, mais il y a aussi les coachs qui changent et les évolutions faites par les équipes de production. Nous, on découvre et on vit à chaque fois une nouvelle aventure.»

Super block et battle en immersion pour les coachs
Si, comme le rappelle le producteur Pascal Guix, «bienveillance, grandes stars dans les fauteuils, transmission et qualité vocale» restent les fondamentaux de l’émission, plusieurs nouveautés interviennent dans la mécanique du jeu, à commencer par le super block. Auparavant, le block permettait d’empêcher un coach de choisir un talent en pleine prestation. Cette année, un coach peut en bloquer un autre pendant son débrief, alors même qu’il est face au talent, «ce qui augure une frustration ultime, s’amuse-t-il. Nous sommes allés au-delà de ce qui se fait ailleurs car le fauteuil se retourne une seconde fois. Cela crée pas mal de curiosité auprès de nos confrères producteurs à travers le monde». Autre particularité : les battles. Les coachs vont les vivre en totale immersion car leur fauteuil a été installé au centre de la scène, au plus près de leurs talents. Pour sa première participation, Bigflo y voit une configuration logique : «On est plus impliqué dans les prestations, j’avais l’impression de les soutenir» justifie-t-il. Une proximité qui évoque aux «anciens » un sentiment plus complexe, à l’image de Vianney : «On est au plus près, comme à un concert. C’est plus intense et assez incroyable. Et au moment du débrief, il n’y a vraiment pas de distance. Il s’agit de trouver les bons mots, de prendre son courage à deux mains. Personnellement, j’ai plus fait attention dans mes commentaires». Une préoccupation partagée par Zazie et Amel Bent : «Ça peut rendre la décision plus difficile et mettre plus de pression. On observe des choses qu’on ne voyait pas forcément avant, comme par exemple les tremblements d’un talent» explique la première. «Au départ, ça ne m’a pas plu ! Comme j’avais l’impression d’être sur scène avec eux, je n’étais plus spectatrice, explique la seconde. J’ai mis du temps à m’y habituer mais avec le temps, je me suis aperçue que mon ressenti dépendait des talents». Dernière nouveauté : lors des super cross battles, Mika, nommé super coach pour l’occasion, pourra soutenir ses talents préférés puisque son vote constituera 10% des voix du résultat final.

Priorité à la langue française
Pascal Guix note également une tendance cette année : la prédominance de textes en français pendant les interprétations. «J’ai le sentiment qu’il y a une vraie volonté de narrer des histoires, et même de se raconter pendant les auditions à l’aveugle. Nous en sommes très contents car c’est aussi une façon de soutenir la chanson française dans sa globalité, de faire découvrir des textes actuels peu connus ou des textes moins récents. Pour cette édition, nous nous sommes vraiment concentrés sur la chanson française avec la découverte de certains textes, la revisite d’autres». Une tendance soutenue et encouragée par la production. Matthieu Grelier explique : «On les pousse dans cette direction. La plupart du temps, les artistes qui feront une carrière chanteront en français. En anglais, on fait plus du son, on se cache un peu. Emotionnellement, on se dévoile plus dans sa langue maternelle». Cette recherche d’authenticité est partagée par les coachs comme Zazie, qui y voit l’occasion de «travailler le fait de rendre du sens », ou encore Vianney : «Pour maximiser la sincérité, c’est vraiment mieux de s’appuyer sur leur histoire. Certains ont traversé des sacrés trucs. C’est le ciment de leur art. Leurs prestations sont plus touchantes. S’il ne s’agit que de performance vocale, c’est moins intéressant».

Des talents exceptionnels
Cette 12e année est l’année des records puisque 50 000 voix ont été auditionnées pour trouver les 100 meilleures… Pour un cru 2023 impressionnant ! «C’est notre première et je suis choqué du niveau, semble encore s’étonner Bigflo. Comme il s’agit de la 12e édition, je pensais que les meilleurs étaient déjà passés. Ce n’est vraiment pas le cas ! Je m’attendais à des petits chanteurs sympas, avec 2 ou 3 qui sortiraient du lot… et j’ai pris de grosses claques ! Ils sont tous très bons». «Ça chante bien en France ! Le coaching vocal s’est démocratisé, les gens travaillent et ça s’entend !» confirme Amel Bent. Et pour ne rien gâcher, Zazie précise qu’il s’agit d’un «cru de gentils, dans le bon sens du terme évidemment, qui travaillent avec une vraie intelligence. Dans les équipes, ils montrent un réel plaisir à se rassembler. Ils se soutiennent, il y a quelque chose d’assez tendre entre eux. Je pensais que c’était spécifique à mon équipe mais mes camarades ont la même impression». «Parfois, le gagnant d’une battle pleure, non pas de joie, mais par déception de voir un copain s’en aller. C’est très émouvant pour nous !» conclut avec attendrissement Amel Bent.