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Mensonges - Interview d'Arnaud Ducret

Mensonges - Interview d'Arnaud Ducret

publié par Aurélie Binoist le 10/08/2021
«Un thriller passionnant !»
Lorsque Thomas invite à dîner Jeanne, la prof de philosophie de son fils, il ne se doute pas que sa vie va basculer. Mais le lendemain, alors qu’il croit avoir passé une nuit formidable, il apprend abasourdi qu’elle l’accuse de l’avoir violée. Arnaud Ducret entre dans la peau de cet homme au-dessus de tout soupçon. Ou presque…
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Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
J’ai aimé l’histoire dans sa globalité. Avoir l’occasion de jouer un personnage aussi trouble que Thomas est assez jouissif pour un comédien parce qu’il présente plusieurs facettes, comme celui d’Audrey Fleurot d’ailleurs. A première vue, tout devrait bien se passer entre ces deux personnages, mais leur rencontre va chambouler leur vie. Dans cette série, tout n’est qu’histoire de mensonge. Les deux personnages principaux mentent, mais ceux qui gravitent autour d’eux cachent aussi des secrets. Différentes pistes sont lancées et lorsque l’on pense avoir cerné un personnage, un twist vient tout remettre en question. Au final, Mensonges est un thriller passionnant ! En plus, la série aborde plusieurs thématiques intéressantes, comme le regard des autres sur une situation complexe. Dans la vie, ce genre d’histoire se fait souvent au détriment des femmes, prises pour des affabulatrices ou accusées de mériter ce qui leur arrive. Elles sont souvent peu ou mal écoutées. Le combat pour faire éclater la vérité n’est pas simple et la série met cette complexité en avant. Mensonges évoque aussi les ravages que peuvent engendrer les réseaux sociaux, avec des commentaires qui sont postés sans que leurs auteurs se soucient des conséquences ou de la vérité.

Comment décririez-vous Thomas ?
Thomas Villeneuve est un peu le gendre idéal, un personnage bien sous tous rapports, foncièrement sympathique et assez élégant, qui paraît à première vue totalement insoupçonnable. Veuf et père aimant, il s’occupe très bien de son fils. Professionnellement, c’est un chirurgien brillant et reconnu. Mais en grattant un peu la façade, on se rend compte qu’il porte en lui une grosse part d’ombre et cache un lourd secret qui va être découvert. Cette part d’ombre me plaisait vraiment parce qu’elle lui apporte une grande solitude. Thomas est très seul. Il est très noir en réalité. J’avais donc des facettes différentes et passionnantes à jouer. J’ai essayé de faire évoluer le personnage doucement, au jour le jour, et de rester toujours sincère avec lui.

Quelle a été la plus grosse difficulté ?
Interpréter le rapport avec son fils. Il l’aime énormément et va l’entraîner malgré lui dans cette sombre histoire. Comment ce père va-t-il arriver à sauver la face avec son enfant, l’un de ses derniers soutiens ? Je ne sais pas s’il s’agit d’une difficulté, mais c’est en tout cas une partie de l’histoire qui m’a beaucoup fait réfléchir. Les relations entre père et enfant me touchent et m’ont toujours beaucoup intéressé.

Comment s’est déroulé le tournage ?
Nous avons tourné à Collioure, à côté de Perpignan, pendant le deuxième confinement. Comme c’est un petit village, on arrivait à se retrouver le soir… un vrai luxe ! Nous étions dans notre petite bulle. Deux réalisateurs différents se sont succédé. Lionel Bailliu a fait les 3 premiers épisodes puis Stéphanie Murat les 3 suivants. Ils travaillaient tous les deux de manière très différente, mais ils ont chacun apporté leur touche personnelle. Pour Parents mode d’emploi, nous changions tout le temps de réalisateurs, j’y suis donc habitué. Mais c’est un peu déroutant sur un projet comme celui-ci. Il y a eu une courte période d’adaptation.

Qu’en est-il de vos partenaires de jeu ?
J’avais tourné Divorce Club avec Audrey Fleurot et on s’était bien entendu. D’ailleurs, quand j’ai su qu’elle pourrait faire partie du projet, je l’ai appelée. Nous étions contents de nous retrouver, d’autant qu’il s’agissait d’une histoire compliquée. Dans le troisième épisode, il y avait des scènes assez difficiles à jouer ensemble. Se connaître représente un réel avantage ! Nous nous sommes d’ailleurs fait la remarque plusieurs fois. Dans ce genre de séquences difficiles, j’aime rire ; Audrey aussi. On riait donc beaucoup entre les prises et cela permettait de détendre l’atmosphère. Je connaissais également Alice David, avec qui j’avais fait Les profs et Les ex, mais aussi grâce à Parents mode d’emploi Amaury de Crayencour, Arielle Sémenoff  - qui y jouait ma belle-mère - et Lionnel Astier qui interprétait mon père. J’étais presque en famille !

Gardez-vous en mémoire une scène particulière ?
La scène de fin, l’une des plus importantes de la série, qui n’était pas évidente. Nous étions dans les montagnes et il y avait un énorme brouillard. On s’attendait à ce que le ciel se dégage… mais ce n’est jamais arrivé ! Finalement, ça a apporté une ambiance et une intensité géniales pour la scène. Ensuite, j’ai eu des retours très positifs qui sont forcément rassurants.

Quels sont vos projets ?
J’ai tourné pour le cinéma la comédie Tendre et saignant de Christopher Thompson avec Géraldine Pailhas, dont la sortie est prévue pour mars 2022. Viendra ensuite un film de genre très drôle, Les visiteurs du futur, de François Descraques, adapté de sa websérie. Et je devrais reprendre mon nouveau one man show le 16 septembre à la Gaîté-Montparnasse.

Des projets à chaque fois très différents !
Quand j’étais enfant, je ne voulais pas faire du one man, je voulais être comédien. Pour moi, ces deux activités sont indissociables : le premier fait partie intégrante du second. Drame ou comédie… à chaque fois, il s’agit de jouer. J’ai des copains, comme Michaël Youn, qui me proposent plutôt des projets drôles, mais je n’ai pas le sentiment d’avoir été étiqueté dans un genre particulier. En revanche, on me propose souvent des rôles de père de famille. Ça tombe bien, j’adore ça !

 

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