Trop jeune pour moi - Interview de Loyan Pons de Vier

Trop jeune pour moi - Interview de Loyan Pons de Vier

publié par Aurélie Binoist le 11/08/2020
«Vivre le moment présent»
En cours de formation à la Classe libre du Cours Florent, Loyan Pons de Vier s’est envolé vers l’île Maurice pour devenir le héros de «Trop jeune pour moi» aux côtés d’Hélène de Fougerolles. Rencontre avec un jeune comédien confiant et motivé.
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Comment êtes-vous arrivé à la comédie ?
J’ai été amené à voyager toute mon enfance avec ma famille au Maroc, en Indonésie, au Vietnam... Très tôt, j’ai commencé le surf, qui a occupé une grande partie de ma vie. J’en ai fait à haut niveau à partir de l’âge de 15 ans. En terminale, j’ai commencé à m’intéresser au théâtre. Après l’obtention de mon bac, je suis entré en école de commerce à Bordeaux mais les études n’ont jamais été mon fort ! J’ai alors réfléchi à ce que je voulais faire et après une rencontre formidable avec François-Xavier Hoffmann, j’ai décidé de débuter le théâtre. J’ai passé les auditions du Cours Florent puis je suis allé à Paris pour intégrer l’école normale et la classe libre.

Pour vos débuts à la télévision, vous décrochez un rôle principal…
Oui, tout est arrivé d’un coup : c’était mon premier tournage, je tenais l’un des rôles principaux et, cerise sur le gâteau, je m’envolais pour l’île Maurice. Je n’étais pas particulièrement stressé parce que j’avais l’impression d’être prêt. J’ai beaucoup travaillé ces dernières années et j’avais très envie de pouvoir mettre les pieds sur un plateau pour pouvoir enfin exercer mon métier. J’étais donc très motivé en arrivant sur le tournage.

Comment décririez-vous Théo ?
Théo est un garçon simple, réservé, généreux et plein d’amour. Il veut percer dans le milieu de la musique, mais comme il est persuadé que ses parents vont s’y opposer, il leur fait croire qu’il poursuit ses études. Au début, il cherche à séduire Doria après un pari avec un pote. Mais rapidement, ce pari sort de sa tête car elle lui plaît. La différence d’âge entre eux lui importe peu. Ces deux personnages sont à une étape charnière de leur vie au moment de leur rencontre : lui se pose des questions sur son avenir ; elle est vulnérable et ne sait pas trop où elle va. Théo est séduit par sa fragilité. C’est en plus une très belle femme. Il n’est finalement pas si surprenant qu’il tombe amoureux d’elle.

Votre différence d’âge avec Hélène de Fougerolles vous a-t-elle gêné pour interpréter ce couple ?
Je ne me suis pas vraiment posé la question en amont. La première fois où j’ai joué avec elle, il y a tout de suite eu un bon feeling entre nous. Je me suis dit que tout se passerait bien… et ça a été le cas sur le tournage. Même les scènes un peu plus intimes ont été assez naturelles. J’ai pris les choses comme elles venaient. Hélène est une sportive qui déborde de joie de vivre. Avant de commencer le tournage, nous avons beaucoup discuté. Elle m’a tout de suite mis en confiance.

Avez-vous demandé des conseils à vos partenaires pendant le tournage ?
J’ai surtout voulu vivre le moment présent et apprendre au fil de l’expérience. J’ai décidé de me faire confiance. J’ai évidemment beaucoup parlé en amont avec Jérémy Minui, le réalisateur, qui m’a guidé tout au long du tournage. Il a été pour moi une rencontre formidable, d’abord parce qu’il est le premier à m’avoir donné ma chance, mais aussi parce qu’il est génial. Hyperactif et très drôle, il déstresse tout le monde sur le plateau et donne l’impression que rien n’est jamais sérieux. En réalité, il est très impliqué et concentré. Grâce à Jérémy et Hélène, toujours très à l’écoute, je ne me suis jamais senti perdu. J’ai aussi eu de longues conversations avec Arielle Dombasle sur le métier, mon avenir… J’ai passé trois semaines incroyables où j’ai beaucoup appris.

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Terence Telle faisait lui aussi ses premiers pas en fiction. Cela vous a-t-il rapprochés ?
Oui, bien sûr. Nous avons plus ou moins vécu la même expérience à l’île Maurice et nous avons beaucoup ri. Nous avons même décidé de changer ensemble nos billets de retour afin de rester quelques jours de plus. Notre expérience aurait été différente si les Mauriciens n’étaient pas aussi gentils et accueillants ! Grâce à eux, j’ai pu vivre un peu plus localement après le tournage et je suis revenu à Paris des étoiles plein les yeux. Aujourd’hui, Terence est devenu un ami et nous sommes toujours en contact.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’approche de la diffusion ?
Je ne réalise pas vraiment pour l’instant. Mais j’ai hâte que la diffusion arrive. Je suis curieux de voir ce qui va se passer ensuite.