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« Cette saison est encore meilleure que la première »

HPI - Interview de Audrey Fleurot
Publié par le 19/04/2022
Audrey Fleurot HPI s2

Après les audiences historiques de la première saison qui a réuni jusqu’à 12,4 millions de téléspectateurs avec le replay, « HPI » fait son grand retour. Ravie de se glisser à nouveau dans la peau de son personnage, Audrey Fleurot y a mis toute son énergie pour offrir une nouvelle saison encore plus folle.

Vous attendiez-vous à autant d’engouement autour de la première saison ?
Difficile d’imaginer un tel succès ! Ce personnage me tenait vraiment à cœur mais il est assez particulier et n’était pas assuré de trouver son public. Comme en plus j’y ai mis beaucoup de moi, j’étais d’autant plus contente qu’il touche autant de téléspectateurs.

Avez-vous l’impression que le regard du public sur vous a changé ?
Une chose est sûre : la comédie apporte une plus grande proximité avec le public que d’autres genres. Les gens sentent un lien plus immédiat avec vous, ils sont plus chaleureux. Ce qui m’amuse, c’est que je reçois depuis HPI des scénarios de drame où l’on me dit en préambule que le rôle est un peu à contre-emploi pour moi. J’en ai pourtant fait beaucoup et j’espère bien continuer !

A-t-il été facile de « quitter » Morgane entre les deux tournages ?
Oui, heureusement ! J’ai eu la chance de participer à des projets très différents suite à HPI. Après avoir retiré les faux cils, les cheveux artificiels et les tenues improbables, j’ai rangé Morgane dans son carton !

Comment avez-vous abordé cette nouvelle saison ?
J’étais très heureuse de reprendre le tournage mais je sentais une responsabilité supplémentaire car j’ai conscience de l’attente que ces nouveaux épisodes suscitent. Je suis arrivée avec l’envie de faire mieux, de retrouver les ingrédients qui ont fait la série tout en renouvelant la forme pour continuer à étonner.

Avez-vous retrouvé le même ton dès la lecture des scénarios ?
Oui, la gageure était évidemment de remettre Morgane dans la « galère ». Maintenant qu’elle a été officiellement embauchée, elle n’est plus dans une situation financière précaire mais elle ne devait surtout pas devenir une flic « classique » et se normaliser. Il fallait qu’elle soit de nouveau en mauvaise posture. Alice Chegaray-Breugnot, la directrice artistique et de collection, a eu cette idée géniale de lui faire perdre sa maison. Morgane se retrouve donc à la rue avec sa tribu et va devoir squatter chez les uns et les autres. Elle débarque avec toute sa smala pour 2 nuits… et reste 2 mois ! Comme à son habitude, elle va se montrer très envahissante. C’était vraiment une excellente idée à la fois pour Morgane et les personnages qui l’entourent parce que cela permet de les voir sous un autre angle, dans leur quotidien hors de la DIPJ.

Comment vont évoluer ses relations avec Karadec ?
Dans la première saison, malgré les difficultés qu’il rencontrait à travailler avec cette femme un peu encombrante, Karadec tombait sous son charme. De son côté, elle essayait de renouer avec son ex. Dans ces nouveaux épisodes, le rapport s’inverse au moment où il tombe amoureux d’une autre. En fait, ils se ratent en permanence. C’est le principe de la comédie romantique qui fonctionne sur la frustration : il faut constamment trouver des obstacles à la relation et quand l’un s’intéresse à l’autre, ce dernier regarde ailleurs....

C’est là qu’intervient le nouveau personnage de Roxanne Acher, flic de l’IGPN venue enquêter sur le duo…
On peut clairement parler d’une rivale. L’histoire entre Roxanne et Karadec va forcément énerver Morgane, d’autant que ce nouveau personnage va essayer de l’écarter de la police. Elles commencent donc sur un relationnel assez compliqué et se confrontent professionnellement. Mais une sorte de reconnaissance et d’admiration mutuelle va aussi rapidement naître entre elles. Leur relation n’est pas caricaturale et ne joue pas sur une simple jalousie entre femmes. Elles sont bonnes joueuses l’une et l’autre.

Après l’expérience de la première saison, avez-vous autant fait appel à l’improvisation ?
Absolument, je suis toujours dans un processus particulier car je ne sais jamais comment je vais jouer avant les prises. Il faut rester dans un état d’esprit assez enfantin, être dans l’instant présent et faire des bêtises toute la journée pour maintenir l’inventivité. C’est d’ailleurs assez épuisant ! Je m’amuse par exemple beaucoup avec un partenaire comme Rufus car il rebondit et on peut aller loin dans des impros drôles et magiques mais malheureusement trop longues pour être diffusées.

Vous avez retrouvé Vincent Jamain, l’un des deux réalisateurs de la première saison…
Oui, et c’était un réel plaisir. J’étais aussi très contente de retrouver Mona Achache avec qui j’avais tourné Les gazelles il y a quelques années. Quatre réalisateurs se sont succédé cette année. C’était à chaque fois un nouveau départ qui permettait d’apporter un autre souffle, une énergie différente. Cela se ressent notamment dans les flashs qui ponctuent la série, vrai terrain de jeu pour les réalisateurs qui les appréhendent et les mettent en scène chacun à leur façon. Plus globalement, les retrouvailles avec toute l’équipe étaient très joyeuses. J’ai un peu senti l’esprit d’une troupe de théâtre. Et dans l’euphorie du succès, nous nous sentions plus légitimes.

Dans quel état d’esprit vous sentez-vous à l’approche de la diffusion ?
Je suis presque plus stressée que pour la première saison mais de toute façon, le tournage est terminé et je ne peux rien faire de plus. Honnêtement, nous sommes super contents de cette saison que je trouve personnellement encore meilleure que la première. J’espère évidemment que le public sera au rendez-vous !

Quels sont vos projets ?
J’ai terminé Les combattantes. Ce n’était pas de tout repos car le tournage s’est un peu croisé avec celui de HPI mais je suis impatiente de voir le résultat. J’ai aussi tourné pour Arte Esprit d’hiver, un film de genre. J’y apparaît en blonde, un sacré changement pour moi ! C’est la première fois que je modifie ma couleur de cheveux pour un personnage. En termes de grand écart, entre HPI, Les combattantes et Esprit d’hiver, je ne pouvais pas rêver mieux. Maintenant, je vais prendre un peu de vacances !